L'univers du média télé
 
 
Kareen Guiock : "J'ai passé un mois de rêve !"
Damien D. - 17/08/2011
Joker au 19:45 sur M6 le temps d'un été, Kareen Guiock a troqué les volants des belles autos de Turbo contre les manettes d'un JT. Une conduite sans dérapages pour la journaliste qui a déjà 11 ans de métier.

Après un mois au 19:45, et à quelques encablures de la rentrée, Kareen Guiock revient pour TéléSphère sur ses expériences et ses activités

Kareen Guiock © Stéphane Ruet/M6 Kareen, depuis le 18 juillet et jusqu'au 18 aout, vous présentez le 19:45. Comment vivez-vous cette expérience ? Comment cela s'est-il passé ?

Ça s'est super bien passé ! On ne peut pas empêcher l'appréhension des deux premiers jours, car en plus de l'écriture, il y a la posture. Le fait d'être debout ajoute une petite difficulté, il faut penser à plein de petits détails. Mais le 19:45, c'est surtout une équipe. Et je la connais déjà bien puisque j'interviens régulièrement dans le JT avec la rubrique Expliquez-nous. Et honnêtement, j'ai passé un mois de rêve ! (rires)

En été l'actualité ne prend pas de vacances. Entre crise boursière et émeutes en Angleterre, on peut dire que vous avez eu de quoi faire ?

L'actualité ne s'arrête pas en été ! Cet été a été marqué par de tragiques faits divers et de nombreux drames comme ce qui s'est déroulé en Norvège. De ce fait, je suis rentrée très vite dans l'exercice du JT. Dans un journal, on parle aussi bien d'informations tragiques que de sujets plus légers. Il faut pouvoir passer des uns aux autres avec le ton qui convient.

Dans une interview accordée à France-Antilles vous avez déclaré "Etre joker, c'est une bonne mise en jambe." Maintenant avez-vous envie de plus d'antenne ?

Je présentais déjà des JT sur LCA (La Chaine Africaine). Cela fait 11 ans que je vis de ce métier-là ! En tant que journaliste dans notre carrière, on couvre des aspects différents du métier. J'ai fait du terrain, je suis joker du 19:45 cet été, c'est à l'image de mon parcours. J'ai toujours fonctionné comme ça. Et que ce soit à l'antenne ou sur le terrain, je prends autant de plaisir à faire mon métier.

Si beaucoup de téléspectateurs ont pu vous découvrir au 19:45, les aficionados de Turbo vous connaissent depuis plusieurs années. Est-ce la passion de l'automobile qui vous a conduit à rejoindre l'équipe de Turbo ?

Oui je m'intéressais beaucoup à l'automobile et je connaissais déjà bien le sujet. J'ai rejoint l'émission suite au conseil d'un réalisateur de LCA qui travaillait aussi pour Turbo. J'ai eu un entretien avec Dominique Chapatte, ça s'est bien passé et j'ai été embauchée. C'était en janvier 2001. Quand je suis arrivée à Turbo, je savais tout des marques et des modèles, mais pas grand chose à la mécanique, (à part les bruits annonciateurs d'une grosse panne que mon père m'a appris).... et ça n'a pas changé depuis ! (rires) Des amis me demandent parfois de venir jeter un œil sur leur voiture qui a un problème. Je les oriente toujours gentiment vers leur garagiste! (rires)

Et dans Turbo vous essayez de superbes voitures... quelle chance !

Les voitures sont des objets qui fascinent. Et essayer de belles autos fait partie du métier de journaliste auto. C'est un vrai privilège ! On joint l'utile à l'agréable !

 

Toutefois, ce n'est qu'une toute petite partie de ce dont on parle. Dans l'émission, je me suis toujours particulièrement intéressée aux citadines. L'automobile, ce n'est pas que du rêve, c'est surtout un outil au quotidien. Je reste donc attachée aux réalités. Et la réalité, c'est qu'une voiture peut aussi être inadaptée selon l'endroit où on vit. Je me sers de mon expérience : je suis une femme, parisienne... qu'irais-je faire d'un tank de 6m ? (rires)

Qu'en est-il de la rentrée de Turbo ?

Turbo va avoir 25 ans l'année prochaine et on n'a cesse de se renouveler. A chaque saison, son lot d'évolutions mêmes si elles sont peu perceptibles pour les téléspectateurs. Il y aura donc des nouveautés pour les saisons qui s'annoncent mais je ne peux en dire plus pour le moment.

"C'est dans l'ADN de M6 d'être dans la pédagogie !"

Tout au long de l'année, on vous retrouve au 19:45 dans Expliquez-nous. Quel est l'objectif de cette rubrique où défilent les journalistes de M6 qui nous a longtemps habitués au tout image impersonnel ?

La nature de cette rubrique-là est d'être explicative et aussi interactive. C'est dans l'ADN de M6 d'être dans la pédagogie ! Il s'agit de rendre accessible des questions qui peuvent paraitre floues ou abstraites pour nombre de personnes. Les internautes peuvent poser leurs propres questions. Pour être efficace dans cette pédagogie, il faut qu'elle soit incarnée. Avoir un intervenant en plateau et des infographies didactiques aident à mener à bien cette mission.

Kareen, vous êtes aussi chanteuse. D'où vous vient cette passion ? Quelle est votre actualité musicale ?

Cela m'est venue très jeune ! J'ai débuté dans le journalisme à 13 ans (participation à des émissions télés, de radios...) mais j'ai toujours chanté.... et un jour ça s'est imposé à moi et j'ai dû l'assumer.

 

La journaliste est neutre, la chanteuse ne l'est pas. La journaliste est objective, la chanteuse est subjective ! (rires) C'est complémentaire. Ce que je ne peux pas dire dans le journal, je peux l'exprimer en chantant. J'ai besoin de cet équilibre. C'est essentiel dans ma vie. Je pense sortir un album pour l'hiver 2012. Des maquettes live sont disponibles sur Myspace. On travaille désormais sur des arrangements album.

Kareen, comme vous êtes Antillaise, un petit mot pour la fin en créole ?

Damien mèci on pil, ti pawol la sa fè mwen plézy. Fôs pou zot tout' !

Traduction : Merci beaucoup Damien, j'ai pris beaucoup de plaisir à faire cette interview. De la belle énergie pour tous vos lecteurs.

 

Merci beaucoup Kareen !

Crédit photo : © Stéphane Ruet/M6  

 

Découvrez la biographie de Kareen Guiock

©TéléSphère